Pourquoi l’encadrement des loyers va dynamiser l’immobilier parisien ?

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La loi Alur a introduit le concept du loyer encadré en France. La première ville dans laquelle il a trouvé une application concrète est Paris. En effet, elle disposait déjà des infrastructures légales nécessaires, notamment la présence d’un « Observatoire des loyers » avec suffisamment d’historiques des données nécessaires. Au point de se demander si la loi a été faite pour Paris, ou si Paris était dans les secrets du législateur pour s’y prendre autant en avance…

En tout les cas, désormais la loi a été voté et les décrets d’application publiés. Depuis le 1er aout 2015; l’encadrement des loyers a donc pris sa place dans le marché parisien de la location.  Ceci dit, elle s’applique uniquement aux nouveaux baux, soit pour un appartement qui arrive sur le marché après avoir été rénové, soit suite au départ d’un locataire. Les baux signés avant l’entrée en vigueur de la loi n’y sont pas soumis, même en cas de renouvellement (ou reconduction tacite).

Après plus d’un an, nous avons enfin un peu de recul pour pouvoir en constater l’impact. Les statistiques officielles indiquent néanmoins une augmentation des loyers à la relocation de l’ordre de +0,8%. Les politiciens et les médias relayent un discours un peu biaisé, disant que l’augmentation est en décélération (c’est-à-dire augmentation moins rapide), car le but affiché lors du passage de la loi était bien de faire baisser les loyers.

Notre expérience directe avec nos clients montre que les loyers sont restés relativement stables à la re-location – quand on a dû baisser un peu le loyer affiché, la raison principale a été soit une période creuse de marché (par exemple en tout début d’année), soit pour compenser une vétusté du bien occupé pendant des années par le même locataire et pour lequel il n’était pas encore rentable de « donner un coup de frais ». Et dans l’absolu, ces baisses ont été limitées (de l’ordre de 5% maximum).

 SOURCE : LE PARISIEN

SOURCE : LE PARISIEN

Cependant, les montants des loyers encadrés sont entre 20% et 30% moins chers que ceux du marché, et voire encore plus nous concernant, vu que pour nos clients, nous avons toujours réussi à placer nos réalisations à des loyers supérieurs à la moyenne du marché.

Le petit détail qui fait toute la différence s’appelle « complément de loyer » - C’est en quelque sorte le cheval de Troie que le législateur a laissé à disposition des propriétaires bailleurs pour continuer à pouvoir appliquer des loyers de marché, tout en se positionnant face au public des locataires avec du « Vous voyez, on a tapé sur les doigts des méchants propriétaires et ils vont devoir baisser leur loyers hors de prix » …  no comment.

Ceci dit, le complément de loyer doit être justifié, pour ne pas être victime d’une action en justice de la part du locataire. Et c’est bien ceci qui est en train de dynamiser le marché parisien – Les médias ont beaucoup fait couler d’encre en disant que la seule justification était une vue exceptionnelle sur la Tour Eiffel, mais la réalité est que tout argument fondé est bon à prendre.

Concrètement, nos réalisations bénéficient ainsi des prestations qui sont très prisées par les locataires et qui justifient donc amplement les compléments de loyers que nous pratiquons.